
En résumé. Vite. Parce qu’en plein bouclage. Parce que manque de temps certain. Week-end plaisant du côté de Fontainebleau. De l’un de ceux où l’on ne parle pas boulot. Où l’on rencontre foule de gens sans chercher forcément à savoir ce qu’ils font dans leur vie de tous les jours. Une maison, en pleine forêt, un agneau à la broche, du vin de pays et quelques guitares. Ni plus ni moins. Reposant. Agréable. Vraiment.
Lundi. Rythme plus forcé. Forcené, presque. Rendez-vous en cascade. A l’ambassade du Canada, d’abord. L’idée, se rapprocher d’eux pour couvrir certains sujets. Parmi les derniers voyages de presse organisés par mon interlocuteur : le système pénitencier canadien ou l’éducation nationale. De ce qui est mis en place au Canada, de nombreuses idées/leçons pourraient être tirées en Europe. Voilà ce qui m’intéresse : comprendre ce qui se fait, voire fonctionne ailleurs, et chercher ce qui pourrait en être retiré ici. Là est aussi (à mon sens) le rôle du journaliste : ouvrir les yeux sur ce qui se fait ailleurs. S’en faire l’écho et essayer d’en déduire quelques (bonnes) questions.
Reste que le gouvernement fédéral actuellement en place est visiblement avar de crédits. Mais l’idée d’envoyer journalistes et blogueurs écrivant pour des médias électroniques paraît intéresser mon vis-à-vis, particulièrement impressionné, d’ailleurs, par le lancement de Rue89. Une rencontre avec Pierre Haski est d’ailleurs programmée à son agenda. A suivre.
15h, autre rendez-vous. Cette fois avec Quitterie. Sa réponse : oui, je rejoins l’équipe. Merci. Vraiment. Je ne sais pas si elle l’a réalisé mais sa réponse sonne sincèrement comme un cadeau de Noël avant l’heure. Mais chut, ne lui dites pas. Elle, dit avoir peur de ne pas être à la hauteur. Je souris. Ne me demandez pas pourquoi mais j’en suis convaincu : non seulement elle le sera mais elle risque d’en étonner plus d’un(e). Certaines choses ne s’expliquent pas. Cette conviction en fait partie.
Vient ensuite Irène Delse, nouvelle venue au sein de la maison E&U. Une rencontre afin de faire plus ample connaissance. Autre cadeau de Noël avant l’heure. Là aussi, de belles choses sont à attendre de cette collaboration. Irène ne manque pas d’idées. A aussi ce regard amusé (à défaut, sans doute, d’être désespéré) sur la maison France. Son regard et son style littéraire seront un bel apport à l’édifice.
Un autre rendez-vous, enfin, annulé pour cause d’emploi du temps trop chargé. L’homme, l’un des piliers d’E&U vient d’être chargé de l’organisation du prochain Forum de Paris. Syndrôme de la réunionnite aiguë. Mais sans doute y aura-t-il aussi ici de belles choses à faire.
Le soir, dîner avec un ami photographe, lui aussi bientôt exposé sur E&U. Ironie du sort, c’est à Paris que l’on se retrouve cette fois alors que nous vivons tous deux à Strasbourg.
En résumé, donc, belles et pleines journées parisiennes. De nombreux cadeaux et une petite pression, aussi : celle de ne décevoir aucune de ces nouvelles petites fourmis. Pour que le petit conte de fée éditorial se poursuive longtemps encore et que chacun continue à y prendre du plaisir, règle première d’E&U.
En photo: Marie-Claire, soirée de samedi, chez François.