Fauteuils rouges. Un peu fatigués mais confortables. Première scène, glauque. Enfermée. Destin tragique. Regards forcés. Jamais croisés. Comme s’il savait. Comme s’il se doutait de l’inavouable, sinon, plus tard dans la nuit, à une actrice de série B. Autre scène, autre lieu. Répétition, rapide coup d’œil horaire. Motivation zéro. De part et d’autre. Ni lui ni elle. Lui, Pierre, parce que trop haut dans la hiérarchie journalistique pour s’abaisser à un tel exercice. Elle, Katya, sans doute par lassitude à répéter un exercice couru d’avance : ma vie mon œuvre, mes seins, grossis, rétrécis. La blonde siliconée peut-elle héberger autre chose qu’un demi neurone entre ses deux lobes frontaux. Sans doute non. Mais au moins sait-elle encore faire vendre du papier…

Publicités